mardi 17 mai 2011

11 mai

11 mai

Notre voyage en autobus a été une expérience particulière, cela faisait longtemps que je n'avais pas eu mal au coeur. Le plus drôle, c'est que Hugues était un peu vert lui aussi. L'avantage de cette façon de voyager, c'est que l'on peut regarder le paysage magnifique sans avoir peur de se foutre en l'air...
Villages pittoresques et routes sinueuses à souhait. Arrivés à Porto-Vecchio, notre guide était sur place et nous attendait. Petite balade de 20 minutes à peine et nous voilà au pied du massif abritant le fameux GR 20.



Ouf c'est à faire peur. Nous commencerons progressivement, nous ferons les petits sentiers locaux et nous reviendrons tranquillement dans notre petite maison tout en haut du village que Monique et Pascal nous ont prêtés.






Ouvrir les porte-fenêtres et les volets et s'approprier le panorama voilà qui est sympatique, se concocter un souper et déguster une coupe de vin en amoureux aussi.

12 mai

Le ciel est bleu, la journée est encore une fois radieuse, il fait environ 25 degrés centigrade. Nous nous installons, faisons la cuisine et mangeons à des heures canadiennes. Le camion de pain passe vers 9 heures, quelques croissants et un pain frais du jour améliore notre petit déjeuner. Nous n'avons pas encore fait d'épicerie, hier nous sommes allés au dépanneur du coin (très cher et pas grand chose à se mettre sous la dent à part les saucissons du pays et des canages).


Hugues a conduit la 2CV (chevaux) que notre hôte a amoureusement retapée. Tout un feeling surtout dans les rues minuscules du village de Conca, nous n'avons pas encore osé prendre la route avec mais nous allons le faire bientôt.


Ce soir, nous écoutons de la musique de Jazz en face d'un bon feu de bois et en sirotant de la bière Corse. On se repose un peu avant de repartir en randonnée. Ici, on voit les montagnes juste devant, l'air est bon, le silence est extraordinaire et le soleil est avec nous. Nous nous trouvons très chanceux.

13 mai

Nous avons été invités à diner chez une tante de Monique qui était venue se présenter en après-midi. Micquette...(c'est le surnom de Monique depuis l'enfance) lui avait téléphoné pour l'aviser de notre présence à la maison familiale. Il faut dire que nous faisons sensation au village, tout le monde se connaît ici jusqu'à plusieurs générations en arrière. Un peu comme dans certaines régions du Québec où je serais Lyne à Gérard...
Alors lorsque Monique est arrivée du travail, nous nous sommes rendus chez Tata prendre un apéro. Son mari aura 89 ans bientôt et il les porte bien. Il a fait la guerre de 39, la guerre d'Indochine (Vietnam) et la guerre d'Algérie et a pris sa retraite de l'armée. Après tous ces voyages, il s'est installé à Conca et n'a plus bougé. Tata nous avait préparé un cabri (petit de la chèvre) et c'était délicieux, un repas de fête car normalement, on ne mange le cabri qu'à Noël).

14 mai

Nous partons faire des courses à Ste-Lucie avec Monique et nous rentrons pour débuter le reste de notre programme.





Premièrement la mer (baignade mais seulement pour les canadiens et les enfants, les Corses trouvent l'eau trop froide)













ensuite on part dans les montagnes environnantes se promener en 2CV avec Monique et Tata. Elles nous font prendre des chemins tortueux en nous mentionnant qu'avec la 2CV ça passe...de nous même, je ne crois pas que nous nous serions aventurés sur ces chemins de terre mais celà valait vraiment le coup (photos suivantes).








15 mai

Nous sommes dimanche et il fait tristounet...notre première journée propice à la pluie. Est-ce que le mauvais temps passera en vent, là est la question, pour l'instant nous n'avons que de la pluie de pollen qui ressemble à la neige. Nous regardons nos cartes et essayons de planifier des itinéraires bien à l'abri.
Vers 2 hres nous partons pour une petite balade vers la source d'eau du village (30 minutes selon Monique) balade qui durera en fait 4 hres (600m de montée, 2 hres 30 aller et 1 hre 30 retour) car plus nous avançions vers le sommet et plus nous nous émulions. Alors nous avons grimpé jusque sur la crête, plus haut que le col menant au GR20. Là-haut, il ventait beaucoup et le panorama que nous avons pu admirer était incroyable. On pouvait voir les côtes de la Sardaigne à environ 30 kilomètres mais aussi les aiguilles de Bavelle à autant de distance à vol d'oiseau. Nous étions dans le milieu d'un cirque et la vue était époustouflante qu'importe la direction de notre regard.
















16 mai

Le rythme du sud commence à nous rattraper, aujourd'hui c'est la flemme. Traînasserie au lit, petit-déjeuner tardif et contemplation, contemplation, contemplation...
Seul petit accroc à cet emploi du temps, l'écriture de notre blogue que nous apprenons à travailler au fur et à mesure.
Malgré la chaleur du jour, les soirées réclament leur feu et nous l'allumons à la manière Corse, i.e. avec des pignota (cocottes de pin). Deux suffisent pour initier les flammes, il faut dire qu'elles sont énormes, nous les avons ramassées durant la descente de dimanche, nous sommes revenus le sac à dos rempli à l'extrême.
Nous lisons chauffés par les langues du feu, moi un auteur italien Erri De Luca (Le jour avant le bonheur) et Hugues "Le jour des fourmis" de Bernard Weber.




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Location:Conca, Corsica

3 commentaires:

  1. Trop génial, vous nous donnez le gout d'aller en Corse!

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  2. MMM effectivement la planification d'horaire à la québecoise exige un remaniement pour prendre en compte les durées des ébaissements fréquents. Une petite marche fonctionnelle de 20 minutes, peut se transformer en 2h30. Je vous vois facilement être ébobis !

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